Ange ou demon

Quand une ville sur terre devient si ténébreuse que même dieu n'arrive pas à voir à travers ces ténèbres il envoie ses anges mais il n'est pas le seul à le faire. Forum +18
 

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[En cours] Malphas, Duc des Enfers

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Malphas

Messages : 1
Réputation : 7
Date d'inscription : 08/02/2015



MessageSujet: [En cours] Malphas, Duc des Enfers Dim 8 Fév - 23:02

Le propre du travail, c'est d'être forcé


 
  • Nom: Malphas

  • Surnom: Amon Raven, monsieur le Directeur, le Corbeau, Patron, Salopard...

  • Age: Des éons

  • Race/Nationalité: Démoniaque

  • Statut marital: Marié à l'Enfer

  • Préférence sexuelle: Hétéro

  • Signe particulier: Une croix retournée tatouée dans le dos et un corbeau sur le torse
  •  
  • Fonction: Duc des Enfers

  • Ambition: Construire un empire économique et réduire les Hommes en esclavage sous son égide

  • Talent Caché: Archer émérite

 



Tout est question de pouvoir...

Nom(s) et description(s) de votre(vos) pouvoir(s), LES HUMAINS N'ONT PAS DE POUVOIR




 

 
Parce que personne n'est parfait...

Ecrire ici (description mentale)




 

 
Mon beau miroir...

5 lignes minimum (Notez ici la decription physique de votre personnage, tu plan large jusqu'au petit  détail, on veut tout savoir. Parlez nou de sa garde robe mais également des armes et objets dont il dipose)




 

 
Du passé au présent...

 

L'Enfer est magnifique. Mais y vivre comme je le fais, c'est encore mieux.

Je suis Malphas, duc des Enfers, architecte de Lucifer en personne. Né des sombres entrailles de son royaume stérile, j'ai regardé la terre autour de moi, et je me suis dit qu'il manquait quelque chose. Des constructions. En fait, dans mon esprit, les médiocres cités des Hommes faisaient pâles figures devant ce que je pouvais accomplir. Tant de grands monuments... D'immenses murailles...

J'ai bâti des citadelles inexpugnables, des tours plus hautes que les montagnes. Avec les âmes damnées pour esclaves, j'ai construit les plus vastes monuments infernaux au nom de Satan. Rien n'était impossible, car ma volonté était sans limite. Je n'avais de compte à rendre à personne, sauf à mes seigneurs et maîtres. Faire travailler les damnés sans relâche fut délectable, et les voir servir à quelque chose, encore plus. C'est sur le sang de millions d'âmes déchues que fut construit mon chef-d'oeuvre, le Trône de Satan, immense palais pouvant contenir soixante-six villes de la taille de Sodome. A ce stade, j'avais atteint le sommet de mon art. Mon apogée.

Mais on se lasse très vite d'autant de facilité. Mes créations plus tardives me laissaient un goût amer dans la bouche, comme si c'était trop simple. Mon pouvoir de création et mon esprit demandaient tous deux du challenge. Où était le défi? Je n'avais qu'à claquer des doigts... Alors, après avoir pris congé auprès de mes seigneurs, je me suis aventuré sur un territoire où nombre d'anciens camarades faisaient également des siennes; la Terre. Le berceau de l'Humanité... Je n'ai jamais compris l'amour que portait le Vieux Barbu à ce troupeau de traînes-misères et de faibles. Mais je n'en avais pas besoin. Tout ce que j'avais à faire, c'était les exploiter et faire ce pour quoi j'avais été créé; bâtir.

Les Pyramides furent plutôt simples à construire avec l'aide de ces esclaves, et les monuments de Rome encore plus faciles, notamment lorsque j'eus montré à cette bande de débiles comment faire du béton, le pire étant qu'ils en perdirent la recette à cause des invasions orientales. Je les hais tous. L'Enfer est tellement plus accueillant que cet endroit. En Bas, ils vénèrent mes travaux, alors que sur Terre, des hordes de sauvages saccagent mon travail sans merci. J'ai donc décidé de changer d'aire... La Chine me semblait tout indiquée. J'y ai fait de magnifiques réalisations.

Outre la Pagode de Porcelaine, une pure merveille, j'ai commencé à me lasser de tout le temps construire des bâtiments. Je le faisais depuis tellement longtemps... Cela en devenait répétitif, même si trouver de nouveaux styles était plutôt amusant. Non, il fallait que je trouve autre chose. Un autre passe-temps... J'ai simplement décidé d'épargner mes magnifiques monuments chinois en construisant une gigantesque muraille les séparant des barbares, puis je suis retourné vers l'Europe, la terre que j'avais laissée sans construction depuis des centaines d'années...

Il y avait tellement de cathédrales, d'églises... Berk! Ils se mettaient vraiment à faire n'importe quoi une fois que j'étais parti! De plus, ces structures étaient tellement moches. Affreuses. Sans parler du Circus Vaticanus... Transformé en Basilique?! Non mais quelle bande de barbares! Saccager un si bel édifice et le remplacer par la demeure d'un vieillard qui se prend pour l'intermédiaire entre le Créateur et les Créatures... Les choses devaient changer. Mais si les constructions pouvaient être remodelées à loisir, il en était tout autrement de l'idée qui se profilait dans ma tête. Là, j'en tenais une bonne. Les bâtiments étaient friables, destructibles, éphémères... Et le travail n'était que temporaire.

J'ai donc pensé à réduire les Hommes en esclavage, sous la férule de l'argent et du travail... Deux valeurs qui allaient devenir mes priorités. Ils s'étaient mis leurs chaînes eux-mêmes, apparemment. En créant le libéralisme, en le faisant doucement dériver vers le capitalisme sauvage, dirigé par la locomotive surpuissante de la révolution industrielle. Ces idiots de mortels ont façonné les barreaux de leur propre cage. Et j'en ai profité, je ne me suis pas gêné. Qui croyez-vous qu'ils étaient tous? Cockerill, Arkwright, Krupp, Rothschild, Rockefeller, ... Bâtir des empires économiques fut beaucoup plus jouissif! Créer de nouveaux besoins, asservir les Hommes en les faisant travailler pour des choses futiles, les éloigner des préceptes du Vieux Barbu, et tant d'autres choses faites au nom de Lucifer et, bien sûr, de moi.

Le sommet de mon art, je l'atteins durant cette sanglante guerre mondiale, où je parvins à convaincre un homme du Reich allemand de mettre en place un système inédit, un nouveau pas dans l'industrie moderne. Ils cherchaient une Solution à leur problème, et ils l'ont eu, Finalement. Éliminer tout un peuple de façon industrielle fut un défi de taille, mais avec le recul, je m'en félicite et j'en suis fier.Dommage que la guerre ne put tourner en ma faveur. Mes ce fut ce cher ami qui avait contribué à établir ce nouveau type d'empire industriel, ainsi que toute sa clique, qui eut à craindre des représailles. Comme toujours, j'ai pris une autre forme, m'en allant construire de nouvelles sociétés capables d'anéantir les volontés des Hommes, de les assujettir, et ensuite de les détruire lentement à coups de travail et d'illusions consuméristes...

2050. Paris. Ma dernière oeuvre... RavenCorp ne s'est jamais aussi bien portée. J'ai fondé cet empire pétrolier en 2017, après la chute de l'Etat Islamique et ma main-mise sur le pétrole irakien. Choisir Paris comme siège d'entreprise était plus un choix esthétique qu'autre chose. La RavenCorp serait la dernière entreprise que j'aurais créé. Je voulais revoir l'Enfer, palper sa corruption dans l'air ambiant... Mais avant cela, je devais faire un dernier coup d'éclat. Une dernière multinationale, capable de provoquer plus encore de suicides dans les rangs de ses travailleurs, de les faire trimer jusqu'à ce qu'ils n'aient plus de joie de vivre, de rendre la vie infernale aux habitants des régions pétrolifères m'appartenant... Alors, peut être, lorsque je reviendrai en Bas, Satan m'accueillera...

Et dans ma gloire éternelle, il me fera Prince.

___________________________________________________________

- Monsieur Raven, voici le rapport que vous aviez demandé sur la santé mentale de nos employés du bâtiment D.

Un homme maigrelet se tenait en face de l'imposant bureau du PDG. Dans l'immense gratte-ciel parisien, au plus haut étage, et dans la salle la plus somptueuse, Amon Raven, patron de la plus riche entreprise pétrolière mondiale, fumait son cigare en regardant l'être affligeant devant lui. Aussi frêle qu'un roseau, il avait l'air si faible... Pour Amon, sa supériorité était incontestable. Pour lui, on ne pouvait vaincre un démon en terme de puissance. Avec un sourire carnassier, il attrapa le dossier des mains de l'employé, et commença à le feuilleter. Il gardait le même sourire à mesure qu'il tournait les pages, rendant mal à l'aise celui qui lui faisait face.

Après une lecture rapide, il jeta le dossier sur le bureau et retira le cigare de sa bouche, lâchant une bouffée de fumée âcre.

- Les services de soutien moral doivent être débordés. Quelle tristesse. Et dire que les syndicats ont été démantelés il y a peu. Ce n'est vraiment pas de chance pour ces pauvres bougres.

Le ton était tellement faux qu'il aurait pu faire vomir de dégoût même Dieu le Père. N'y croyant pas ses oreilles, l'employé dit à son patron, avec un contrôle difficile de lui-même:

- Monsieur, des gens meurent. Des gens vont mal. Des gens n'ont plus le goût de travailler. Cela peut porter préjudice à notre entreprise! Cela affectera sûrement sa performance...

- Je n'ai pas demandé une baisse de régime. Alors notre "performance" ne sera pas affectée. Si je suis venu à bout des syndicats, ce n'est pas pour me retrouver à faire des sentiments avec ces ouvriers. Non, ils travailleront comme JE l'entends. Je leur ai déjà bien fait savoir... Et ils ont tous dit oui.

L'employé ne se sentit plus à la mention de cet épisode.

- Je ne sais pas comment vous avez fait pour qu'ils acceptent, mais ils ont bien regretté par après d'avoir dit oui! Comment ils ont pu accepter, je n'en sais rien, mais la fin des jours de congés payés et des arrêts-maladies a précipité la plupart de nos travailleurs dans une profonde dépression! Et pourtant, ils viennent encore travailler! Vous les faites chanter, c'est ça?

Malphas reprit une bouffée de son cigare.

- Non, ils viennent travailler parce qu'ils sont obligés. C'est ça, ou alors je les renvoie, et je ternis tellement leur réputation qu'ils ne parviennent pas à trouver de boulot ailleurs. Et ils ont besoin d'argent par les temps qui courent. Ça ne va pas bien, économiquement parlant, pour les petits pauvres dans leur genre. S'ils se retrouvent sans travail et sans le sou du jour au lendemain, ils seraient dans une situation pire encore.

- Et ce serait votre faute espèce de... monstre!

- Je pense vous avoir mal entendu, Albert. Moi, un monstre?

- Oui, vous! J'en ai marre d'assister chaque jour un peu plus à votre saloperie de de misanthropie! Vous faites crever vos ouvriers à la tâche, vous les sous-payez, vous les exploitez et vous les poussez à la dépression, parfois à pire que ça! Vous avez l'âme aussi noire que Satan! Attendez, en fait, vous n'avez même pas d'âme! Je parie que vous l'avez vendue au diable pour un centime symbolique, histoire que ça reste une histoire de fric!

Malphas sourit, recracha la fumée de son cigare, et déclara alors, sur un ton froid:

- Et bien, si vous n'êtes pas d'accord avec ma politique, je vous demanderai de partir. Vous êtes renvoyé, mais ça, je pense que vous l'aviez déjà compris. Vous venez vous-même de vous ficher à la porte.

- Pas besoin de me le dire deux fois, sale con. Vous verrez, j'connais des gens moi! J'retrouverai du travail, même si vous essayez de noircir mon image, elle pourra jamais être aussi sombre que vous, pauv' type!

Et d'un pas énergique, il quitta la salle, ne se retournant que pour lancer une dernière pique:

- Et j'espère que vous allez crever à cause de vos foutus cigares!

Et il claqua la porte.

Amon Raven soupira. Le PDG reprit une bouffée et regarda par la fenêtre de son bureau, guettant la sortie du bâtiment du dénommé Albert. Au bout de quelques minutes, il put distinguer sa silhouette se diriger vers la rue, marchant à grands pas. Le type se retourna, fit un bras d'honneur, puis soudain, une voiture le faucha d'un seul coup, l'envoyant voler sur un mètre avant de l'écraser, le conducteur n'ayant pas eu le temps d'appuyer sur le frein. D'aussi loin qu'il était, Malphas ne put entendre le moindre son. En revanche, il put se délecter du spectacle macabre, juste avant que celui-ci ne soit caché par une foule de badauds curieux et dégoûtés.

Un corbeau se posa près du corps à l'agonie d'Albert. Il regarda froidement le blessé grave, qui lui rendit un regard apeuré. Les gens étaient toujours attroupés autour de lui. Puis, dans un croassement lugubre, que seul Albert entendit, le volatile dit d'une voix rauque:

- Ta mort a pour nom Malphas.

Et, avec un hurlement déchirant et une douleur atroce, Albert sentit un bec s'enfoncer profondément dans son orbite droite.

Dans sa tour de verre, le maître de l'oiseau regardait l'action de loin, ne pouvant profiter que de la vision du corbeau. Jetant son cigare dans un cendrier, il murmura:

- Sale anarchiste.




 

 
De l'autre coté du miroir

 Prénom: Rob
 Âge: 18 ans
 Comment avez vous connu ce forum?: Ma fifille est l'une des fondas. Et mon gendre est dans le Staff.
 Votre avis: J'espère qu'il sera à la hauteur de mes talents de rôliste! *se jette des fleurs*
 Le code du règlement:
 autre?

 


Dernière édition par Malphas le Ven 13 Fév - 0:20, édité 2 fois
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Abanon Leroy

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MessageSujet: Re: [En cours] Malphas, Duc des Enfers Lun 9 Fév - 16:07

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[En cours] Malphas, Duc des Enfers

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